BROTHER YACIN'

Brother Yacin'


   
Brother Yacin' artiste de L'OPEN SHOW, sort WAHED,
   le 1er single de son album RAGGA ARBI,  sous les labels  
   CPM et  Music Play Records. Bientôt dans les bacs.

                 
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    Brother Yacin' est sur MySpace

    http://www.myspace.com/brotheryacin

 

 

  Dans l'Amour. Pas dans la Haine.

 

« Ragga Arbi », c'est le sous-titre du single « Wahed » de Brother Yacin' disponible partout depuis la fin février. Les radios spécialisées ont commencé de diffuser avec un succès grandissant ce style, « mélange de ragga et de Arbi », comme le résume sobrement Brother Yacin' dans un éclat de rire. Cette musique, qui sonne résolument oriental (mais à la sauce ragga) est avant tout, pour lui, l'occasion de délivrer un message de paix. Avec une élégance et une habileté, qui rappelle opportunément que l'Arabie est aussi le pays des poètes et que le langage des banlieues ne se réduit pas à une série de « Yo ! » gutturaux.

« Concept djellaba »

Le concept pourrait bien faire mouche en ces temps incertains marqués par ce qu'il est convenu de dénommer les « regains de tensions communautaires ». Parce que le message fait du bien, si l'on veut bien y prêter l'oreille.

 

Yacin

Il y aurait donc encore des êtres vivants derrière les discours stéréotypés et les images ressassées ? « Mon truc, c'est le concept djellaba », affirme d'emblée Brother Yacin'. « C'est un costume normal, si vous voyez ce que je veux dire. Comme moi aussi je suis normal avec mes origines familiales à Djerba et ma vie en banlieue. Alors je chante en Français et en Arabe et je porte la djellaba, comme cela me semble naturel.» Eh oui, il est comme ça Brother Yacin'. Il est noir, français avec des origines tunisiennes, il a enregistré son single au Caire et il vous sourit. Et il ne voit pas du tout pourquoi il aurait à parler tout le temps de ses origines, seul filtre à travers lequel il serait vu par le monde entier. Pour lui faire lever les yeux au ciel, posez-lui la question qui tue : « Mais il y a des blacks en Tunisie ? » Eh oui, des Noirs, il y en a partout.

« Pas de calcul »

La Tunisie, c'est comme ça qu'enfant, il découvre la musique traditionnelle sur l'île qui n'est pas qu'un piège à touristes. « Mon grand-père et ma mère étaient musiciens » se souvient Brother Yacin'. « Lui à la Derbouka, ma mère au chant. Ils animaient des mariages jusqu'à six heures du matin. Une gorgée de miel et ma mère repartait pour plusieurs heures. J'ai beaucoup de respect pour eux. Ils me donnent l'énergie. » Une énergie dont Brother Yacin' n'a pas été avare depuis 15 ans. Au début des années 90, on le trouve au sein du « Posse » de Tonton David. « Je ne chantais pas, je ne jouais pas, mais j'observais beaucoup et j'ai beaucoup appris » confie-t-il. Puis, à la mi-temps de la décennie, il donne ses premiers concerts à Vitry avec le 113, Rohff et tout le clan de Mafia K1Fri. « Beaucoup de tremplins », reprend-il. « J'en ai gagné pas mal. J'ai tout donné. J'ai pleuré sur scène. » À la suite, il décide de mettre ses expériences ragga soukouss au service de la paix. On le retrouve au Divan du Monde, au théâtre Dunois. « Tout à l'arrache, rien de calculé, précise Brother Yacin'. Je n'ai pas eu la vie que j'aurais voulu avoir. J'ai toujours travaillé et je travaille encore. Il faut bien faire avec. J'ai eu ma part de souffrance, mais je fais partie de ceux qui pensent qu'il faut commencer par casser le cercle. Je comprends qu'on ait la haine, mais je ne veux pas l'avoir. Je préfère faire les choses dans l'amour plutôt que dans la haine. » Mais n'allez pas prendre ces convictions pour de la faiblesse D'ailleurs il ajoute aussitôt, non sans avoir mentionné sa pratique du Ju-Jitsu et de la lutte brésilienne : « A priori je respecte n'importe qui. J'aime que cela soit vrai en retour. »

« En mission »

Brother Yacin' se considère en mission. « En mission de paix », précise-t-il aussitôt. « Je crois en moi, en ma vie, en mon expérience. Et aussi en chaque individu : il y a toujours du bon, même chez de mauvaises personnes. Il y a toujours un point de vue selon lequel on peut les comprendre.» Il en est intimement convaincu. C'est comme ça que Brother Yacin' a construit son existence depuis 15 ans. Son premier album, bâti avec le compositeur Christian Moore (de la Tonton David connexion) et qui mêlait déjà musiques orientales et ragga, il l'a donné à tout le monde, heureux de l'avoir fait. « Depuis, j'ai mûri » constate Brother Yacin'. « Je suis devenu plus réaliste, mais pas désabusé. Je veux toujours pouvoir donner ma musique. Le travail que nous menons avec le producteur Christian Prudent me permet de garder le cap. L'important c'est le message. Je sais que ça soûle tout le monde mais c'est tout de même l 'essentiel. Je voudrais donner une petite sagesse, l'intelligence d'écouter son prochain, montrer qu'il n'existe pas de frontières et qu'on doit s'aider. C'est ça la mission. Je suis sûr que ça marcherait mieux si on fonctionnait plus comme ça. On serait moins amers et plus vivants. » Le single « Wahed » n'est qu'un ballon d'essai pour Brother Yacin'. Il a sous le coude une quinzaine de titres composés avec Jean-Jacques Rebillard. Et parmi eux le (déjà) remarqué « Respecte ta mère ! » (Elle a vraiment souffert). Le titre de l'album, qui devrait voir le jour en 2007, sera vraisemblablement « Prendre conscience ». En attendant, le single « wahed » est disponible partout.